« De l’audace, encore de l’audace, toujours de l’audace et la France est sauvée » disait Danton à l’Assemblée Nationale en 1792 alors que l’armée austro-prussienne ennemie était en marche vers Paris. Assimilée à une certaine forme de courage héroïque, cette audace de Danton n’est pas la seule audace qui soit et qui devrait être considérée comme telle. Parmi les trois intervenants de la conférence Repères et Perspectives du 12 octobre, c’est Patrice Franceschi, aventurier engagé auprès des kurdes à Raqqa face à Daesh qui pourrait être l’héritier audacieux de Danton : « En fonction de son but et du prix à payer pour l’atteindre, voilà de la véritable audace ! (…) Cela n’est pas audacieux d’être entrepreneur… quel est le risque ? Aucun ! »

Face à lui, Arnaud de la Fouchardière, serial entrepreneur, est piqué au vif : « Un entrepreneur qui chaque jour, remet sa vie professionnelle et celle de ses employés entre ses propres mains est audacieux (…) Je pense qu’il ne faut pas spécifier l’audace, à des grandes audaces ».

Y’aurait-il donc des audaces plus audacieuses que d’autres ? Etienne Villemain fondateur de l’association Lazare qui permet à des SDF de vivre en colocation avec des jeunes actifs réfute cette hiérarchie de l’audace. « Un type que je trouve audacieux, c’est Louis. Il est venu chez nous, il a 25 ans de rue et le fait qu’il quitte la rue après tant d’années, il a fait preuve d’une audace incroyable ». Finalement, seule l’audace pouvait réunir Louis sorti de la rue en 2017 et Danton ministre de la justice devant l’Assemblée nationale 225 ans plus tôt.

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