Les tragiques attentats qui ont frappé des populations juives ces dernières années en France font croire à un regain de l’antisémitisme en France. Depuis le meurtre d’Ilan Halimi en 2006 par le « gang des barbares », les assassinats à caractères antisémites se sont multipliés : tuerie à l’école juive Ozar Hatorah à Toulouse en 2012, prise d’otages à l’Hyper Casher de la Porte de Vincennes à Paris en 2015, assassinats de Sarah Halimi en 2017 et Mireille Knoll en 2018. Selon Alain Finkielkraut, ce regain d’antisémitisme inédit depuis la seconde guerre mondiale, « est un produit d’importation ».

Selon lui, le retour de l’antisémitisme est à analyser sous le prisme d’une fracture qu’aurait créée le processus de mondialisation.

Cette mondialisation, analyse l’académicien était une promesse que l’on a commencé à considérer comme non tenue voire dangereuse à partir des attentats du 11 septembre 2001.