Lorsqu’on parle de PMA et de GPA, l’argument de l’instrumentalisation du corps de la femme revient souvent. Doit-on autoriser une femme à pratiquer une « activité à risque », et mettre à disposition son corps pour autrui ?

« On peut bloquer sur le moyen, cela paraît ne pas être respectueux de la personne (…) y compris si la femme est consentante », répond Sœur Catherine Fino. Il s’agirait donc de continuer à poser un interdit, alors même que la personne serait consentante. « Le paternalisme, cela doit être terminé », s’oppose le docteur Joëlle Belaïsch-Allart.

D’après la vice-présidente du Collège national des gynécologues-obstétriciens, c’est le degré d’autonomie des personnes dans une société qu’il faut respecter. De plus, quand une loi est imposée par des croyances ou des pratiques religieuses, « elle ne sera pas respectée », pense Joëlle Belaïsch-Allart, « si la loi est contournée, à quoi sert une loi ? »