Six mois après l’émergence des gilets jaunes, les origines du mouvement sont bien plus anciennes. Même si les « gilets jaunes » désignent des personnes aux profils divers, c’est bien la défiance des institutions et ceux qui en sont à leur tête qui les rassemble.

Et cette défiance, elle vient du fait que, selon Natacha Polony, la mondialisation de ces 20 dernières années, s’est faite sur le dos des « gilets jaunes ». Ce qu’ils reprochent notamment, c’est de ne pas avoir eu le choix dans l’établissement de ce système économique néolibéral et mondialisé et qu’ils en seraient aujourd’hui les premières victimes. Néanmoins, difficile de parler de populisme au sein du mouvement des gilets jaunes, même si c’est un mouvement qui considère être le peuple. Le côté populiste des gilets jaunes vient surtout du fait que les organisations politiques populistes ont tout fait pour récupérer le mouvement.