Les terrains de tension entre l’islam et la République sont multiples :

  •  l’application des lois sur le port de signes religieux à l’école et la dissimulation du visage dans l’espace public
  • le développement d’écoles musulmanes hors contrat soupçonnées d’être des lieux d’endoctrinement islamique
  • le rôle des imams venus de l’étranger et spécialement de Turquie
  • l’émergence d’un terrorisme islamique, etc.


Dans cet extrait, David Duquesne, infirmier libéral, éditorialiste et essayiste revient sur certains points d’achoppement dans la rencontre entre l’islam et la République.
David Duquesne est le fruit d’une union mixte entre une mère d’origine algérienne et de confession musulmane et d’un père français.
Cet acteur de terrain est né, a vécu et travaille dans des quartiers dits « sensibles » des Hauts-de-France où la pratique de l’islam domine.

 

 

« Je considère que c’est une chance d’avoir grandi en France et d’avoir embrassé sa culture. Il faut rendre à ce pays ce qu’il nous donne. Mais encore faut-il le vouloir. Ce n’est pas parce que je me suis assimilé d’abord par ma mère et ensuite par moi-même, que je suis la preuve d’un racisme ou d’un génocide à venir… Rejeter l’assimilation, ça c’est du racisme. Si on rejette l’assimilation, on rejette l’identité française, une identité honteuse à laquelle il ne faut pas adhérer. On peut garder un héritage culturel de sa culture d’origine tout en acceptant la culture du pays d’accueil. Il faut que le rapport soit en faveur de la culture du pays d’accueil. »